Le robot tondeuse était déjà capable de travailler seul pendant des heures. Husqvarna veut désormais aller beaucoup plus loin : ses nouveaux Automower équipés de la technologie de vision par intelligence artificielle sont capables d’analyser leur environnement grâce à une caméra intégrée et d’adapter leur comportement en temps réel.
Jouets oubliés sur la pelouse, mobilier de jardin, obstacles ou même petits animaux : la nouvelle génération de robots tondeuses Husqvarna ne se contente plus de suivre son parcours. Elle peut désormais voir ce qui se trouve devant elle et réagir en conséquence.
Une évolution qui pourrait bien changer la manière dont nous concevons le robot tondeuse.
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Un robot tondeuse qui « voit » réellement ce qui se passe dans le jardin
Jusqu’à présent, la plupart des robots tondeuses reposaient principalement sur leur système de navigation pour se déplacer dans le jardin. Les modèles les plus évolués peuvent utiliser le GPS, le RTK ou encore des technologies de navigation sans fil pour suivre avec précision les limites virtuelles qui leur ont été attribuées.
Avec sa nouvelle technologie de vision par IA, Husqvarna ajoute une nouvelle capacité à ses Automower : la possibilité d’analyser visuellement leur environnement.
Une caméra intégrée observe ainsi la pelouse en temps réel. L’intelligence artificielle analyse les images et permet au robot de détecter des objets présents sur son trajet. Lorsqu’un obstacle est identifié, le robot peut adapter sa trajectoire afin de l’éviter.
Husqvarna explique que le traitement des images est effectué directement sur le robot. Les images capturées par la caméra ne sont donc pas stockées, transmises ou partagées.
C’est un point important à l’heure où l’arrivée de caméras dans les équipements de jardin pourrait naturellement susciter des interrogations concernant la vie privée.
Pourquoi mettre de l’intelligence artificielle dans un robot tondeuse ?
L’intérêt est finalement assez simple : réduire les risques d’accident et les interruptions de tonte.
Un jardin évolue constamment. Un ballon peut être laissé sur la pelouse, un jouet peut traîner après le passage des enfants ou une chaise de jardin peut avoir été déplacée.
Avec un robot traditionnel, la détection d’un obstacle peut être limitée aux systèmes mécaniques ou aux capteurs dont il dispose. Avec une caméra et une intelligence artificielle, le robot dispose d’une information supplémentaire : il peut analyser ce qu’il voit.
Husqvarna indique notamment que ses nouveaux robots peuvent détecter et éviter différents objets présents sur la pelouse.
L’objectif n’est donc pas uniquement de rendre le robot « plus intelligent ». C’est surtout de lui permettre de mieux s’adapter à un environnement qui n’est jamais parfaitement prévisible.
L’IA ne sert pas uniquement à éviter les obstacles
C’est probablement l’un des aspects les plus intéressants de cette nouvelle génération.
Chez Husqvarna, la caméra peut également participer à la navigation lorsque le signal satellite devient momentanément moins fiable.
La marque explique que la technologie de vision par IA fonctionne en complément de la navigation satellite. Lorsque le signal est faible ou temporairement perdu, le robot peut utiliser sa caméra pour vérifier son environnement et notamment détecter la présence d’herbe afin de poursuivre son déplacement.
Cela peut être particulièrement intéressant dans les jardins comportant :
- des arbres ;
- des bâtiments ;
- des zones où la réception satellite est moins bonne ;
- des passages étroits ;
- des configurations de terrain complexes.
L’IA devient donc ici un système d’assistance à la navigation, et pas seulement un dispositif destiné à repérer les objets.
Quels sont les robots tondeuses Husqvarna équipés de l’IA ?
Husqvarna ne réserve pas cette technologie à un seul modèle haut de gamme.
La gamme comprend désormais plusieurs Automower équipés de la vision par IA, avec des capacités adaptées à différents jardins.
| Modèle | Surface annoncée | Vision IA |
|---|---|---|
| Automower Aspire R6V | jusqu’à 600 m² | Oui |
| Automower 308V | jusqu’à 800 m² | Oui |
| Automower 312V | jusqu’à 1 200 m² | Oui |
| Automower 405VE NERA | jusqu’à 900 m² | Oui |
| Automower 410VE NERA | jusqu’à 1 500 m² | Oui |
| Automower 430V NERA | jusqu’à 4 800 m² | Oui |
| Automower 450V NERA | jusqu’à 7 500 m² | Oui |
Ces capacités sont celles communiquées actuellement par Husqvarna pour sa gamme de robots avec technologie de vision IA.
Autrement dit, cette technologie n’est plus réservée aux propriétaires de très grandes propriétés.
Le petit Automower 308V est particulièrement intéressant
Parmi les nouveautés, le Husqvarna Automower 308V mérite particulièrement l’attention.
Ce modèle est conçu pour les jardins allant jusqu’à 800 m² et utilise une installation avec limites virtuelles plutôt qu’un traditionnel câble périphérique.
Il combine donc plusieurs technologies qui étaient auparavant plutôt réservées aux robots haut de gamme :
navigation satellite + limites virtuelles + vision par IA + détection d’obstacles.
Le 312V reprend la même philosophie avec une capacité portée à 1 200 m².
Pour un propriétaire qui envisage aujourd’hui son premier robot tondeuse, la question du câble périphérique pourrait donc progressivement devenir secondaire.
Et le 450V NERA va encore plus loin
À l’autre extrémité de la gamme, le 450V NERA vise les très grandes surfaces, jusqu’à 7 500 m².
Il reprend la technologie de vision par IA mais bénéficie également d’une caméra infrarouge permettant à certaines fonctions de vision de fonctionner de jour comme de nuit. Husqvarna indique notamment que le système peut contribuer à détecter et éviter des animaux nocturnes pendant la tonte.
On est donc très loin du petit robot qui se contente de parcourir la pelouse de manière aléatoire.
Le robot devient progressivement un véritable système autonome de gestion de la pelouse.
Une caméra dans son jardin : faut-il s’inquiéter pour sa vie privée ?
C’est probablement la question que certains propriétaires vont se poser.
Après tout, un robot équipé d’une caméra qui circule dans le jardin peut sembler beaucoup plus intrusif qu’un modèle traditionnel.
Husqvarna affirme cependant que les images sont traitées localement sur le robot. Selon la marque, aucune image n’est stockée ou envoyée vers un serveur et les données de la caméra ne quittent pas le robot.
La caméra a donc principalement une fonction opérationnelle : permettre au robot de comprendre ce qui se trouve devant lui.
C’est un élément à vérifier attentivement lors de l’achat, mais le fonctionnement annoncé par Husqvarna est plutôt rassurant sur ce point.
Robot tondeuse avec IA : vraie révolution ou simple argument marketing ?
C’est là que les choses deviennent intéressantes.
Le terme « intelligence artificielle » est désormais utilisé dans de nombreux produits, parfois pour désigner des fonctions assez simples.
Dans le cas des nouveaux Automower, il existe toutefois une différence avec un simple capteur d’obstacle.
La caméra permet au robot d’analyser visuellement son environnement et la technologie de vision intervient à plusieurs niveaux : détection des objets, évitement et assistance à la navigation.
Il faudra évidemment voir comment cette technologie se comporte dans les conditions réelles d’un jardin : herbe haute, faible luminosité, feuilles mortes, branches, jouets, mobilier, passages sous les arbres, etc.
C’est d’ailleurs probablement le véritable test que devront passer ces nouveaux robots.
Sur le papier, la technologie est impressionnante. Sur le terrain, c’est son comportement dans les jardins réellement utilisés par les familles qui permettra de juger son intérêt.
Vers la fin du câble périphérique ?
L’autre révolution est peut-être finalement là.
La combinaison entre navigation satellite et intelligence artificielle permet à Husqvarna de proposer des robots fonctionnant avec des périphéries virtuelles.
Il n’est donc plus nécessaire de passer plusieurs centaines de mètres de câble autour des massifs, arbres, terrasses et zones à protéger.
Sur le 308V, par exemple, les limites virtuelles sont configurées depuis l’application Automower Connect. Les zones de travail et les zones d’exclusion peuvent ensuite être modifiées sans devoir physiquement déplacer un câble.
Pour les jardiniers qui ont déjà installé un robot tondeuse avec câble périphérique, l’intérêt est évident : modifier la configuration du jardin devient beaucoup plus simple.
Un nouveau massif ? Une piscine installée ? Une aire de jeux pour les enfants ?
Il suffit potentiellement de modifier la carte virtuelle plutôt que de refaire toute l’installation.
Faut-il acheter un robot tondeuse avec IA en 2026 ?
La technologie est suffisamment intéressante pour mériter que l’on s’y intéresse, mais cela ne signifie pas nécessairement qu’il faut remplacer immédiatement son robot actuel.
Pour quelqu’un qui achète son premier robot tondeuse, en revanche, les nouveaux modèles Husqvarna sont particulièrement intéressants à surveiller.
Ils réunissent plusieurs évolutions majeures du marché :
- installation sans câble périphérique ;
- navigation satellite ;
- cartographie virtuelle ;
- détection des obstacles par caméra ;
- intelligence artificielle ;
- assistance à la navigation ;
- gestion depuis une application ;
- création de zones d’exclusion.
La véritable évolution n’est donc pas simplement l’arrivée de l’IA.
C’est la combinaison de toutes ces technologies qui transforme progressivement le robot tondeuse en une machine capable de comprendre son environnement et de s’y adapter.
Le robot tondeuse entre dans une nouvelle ère
Après avoir supprimé une grande partie du travail de tonte, les fabricants cherchent maintenant à supprimer les contraintes liées à l’utilisation du robot.
Plus besoin de surveiller constamment la pelouse. Plus besoin de déplacer manuellement certaines limites. Et, avec la vision par IA, le robot peut désormais mieux gérer les objets qu’il rencontre pendant son travail.
Husqvarna n’est évidemment pas le seul constructeur à travailler sur ces technologies. Mais avec ses nouveaux Automower, la marque montre clairement dans quelle direction elle souhaite emmener la tondeuse robotisée.
Des robots qui ne se contentent plus de suivre une trajectoire, mais qui observent, analysent et réagissent.
Et si c’est réellement le cas dans les jardins de tous les jours, le robot tondeuse que nous connaissions jusqu’ici pourrait rapidement devenir obsolète.